Pourquoi un atelier d'écriture à Berlin ?


- Pourquoi pas ! rétorqua la petite souris.

Berlin est une ville qui inspire, déboutonne, l'énergie qui suinte de la ville suffit à casser le carcan du familier. Décoincée par des contrastes tout autant urbanistes que socio-ethno-electro-culturels, l'écriture se nourrit de cette cité où la débrouille et l'inovation sont mères de créativité et de traits de génie. Bon, si vous me demandez mon avis...

Pour vous faire une meilleure idée, lisez les différents interviews et textes, et regardez les photos. Quant à votre propre impression, rien n'égale l'expérience directe !

L'atelier est amené à se déplacer pour s'imprégner d'un lieu (mémorial, musée, rue, cour, cimetière, marché aux puces), qui sera le point de départ d'une proposition d'écriture précise et originale.

Je choisis souvent des cafés comme espace d'écriture. Pourquoi ?


- Pourquoi pas !
renchérit la petite souris

Parce qu'on vit dans les cafés de Berlin. Lieux de détente et de rencontres, certes, mais aussi de travail, lecture, ordinateur, musique et bien-être. Il y a à boire et à manger à la table de la muse de noir ou de fluorescent vêtue. Chaque café a son décor particulier, son atmosphère unique, sa tendance, sa clientèle ; et surtout, on vous laisse tranquille.
Choisir un bon endroit pour écrire, c'est un art.


Vient ensuite le moment de lire son texte à haute-voix, de le soumettre à l'oreille de tous. Une invitation. Le potentiel présent en chacun, après s'être éveillé, s'étire au grand jour.

On peut être boulanger ou prof, retraité ou punk, l'essentiel réside dans la qualité d'écoute, la variété des perceptions et l'expression de sa propre "voix".

A mon sens, le partage des textes est le moment le plus exaltant de l'atelier. La rencontre lecteur-auditeur déclenche la magie de l'instant présent, quand la solitude du texte est confrontée à l'attention de l'autre. En sautant dans le vide, le texte change de dimension et réalise ainsi sa complétude.

Puis viennent les retours. Après la chance d'être écouté, celle d'être entendu à travers les commentaires honnêtes du texte (et non de l'auteur). C'est le temps de la maturation.